La trilogie du magicien noir : la guilde des magiciens (roman)

Publié le par Tama

Alors que ma bibliothèque commence à crouler sous les livres avec pour thème la fantasy, il a fallu que je rajoute Trudi Canavan.
Nouvelle venue donc, trouvée par hasard dans une gare, elle tombait fort bien en cet été de disette alors que jaillissais une envie d'aventure.
Dans l'ensemble le roman a un goût de déjà lu : des personnages avec des traits et des caractéristiques distincts mais déjà aperçus ailleurs, un univers avec des bases simples, une histoire sympathique mais en rien novatrice, des thèmes mille fois abordés. Cependant, la lecture est plaisante, tout y est fluide, pas de lourdeur de description, pas de dialogues pompeux ni de vocabulaire de rue trop appuyé au point d'en devenir indigeste. Bien le lecteur n'échappe pas à la liste de mots imaginaires dans fin de volume.
Ce premier tome de trilogie a l'avantage de se conclure tout en laissant une porte ouverte pour la suite. de plus, l'histoire, bien que simple (les ¾ du roman se résument à une course poursuite pour capturer l'héroïne) s'avère captivante –bien qu'un peu longue- dans le sens où l'on aurait pu craindre des longueurs artificielles, comme savent si bien le faire certains auteurs pour allonger leur intrigue. Il n'y a pas de véritable méchant, car chez les brigands même les pires crapules ont un bon fond et les chez les nantis il ne s'agit que de bataille d’ego. Il est ainsi facile de deviner à l'avance ce qui va se passer, même à la fin. Les personnages restent malgré tout attachants. le fait de prendre des héros adolescent auraient pu faire tomber le récit dans des égarements sentimentaux, heureusement il n'en est rien. Les sentiments, notamment amoureux, sont pour l'instant écartés. Une histoire d'amour aurait été d'ailleurs fort mal à propos.

Trudi Canavan arrive donc à captiver le lecteur en proposant un ensemble, certes simple, mais solide dont le déjà vu à quelque chose de rassurant. Néanmoins, bien que tout cet emballage de sympathie soit agréable en été pour un roman pas prise de tête, pour quelqu'un qui chercherait de la nouveauté il vaudrait mieux passer son chemin.
Au final, ce roman de Trudi Canavan c'est comme une vieille paire de charentaises qu'on aime avoir au pied de temps en temps car elles sont confortables, bien que depuis on ait acheté tout un tas de nouvelles chaussures.

Publié dans Lecture, fantasy

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