All you need is kill

Publié le par Tama

Après la sortie du film inspiré du roman, ainsi que du manga en deux volumes qui lui reprend l'histoire, j'ai voulu lire All you need is kill de Hiroshi Sakurazaka. J'étais donc ravie de le trouver en format poche accompagné des illustrations de Yoshitoshi Abe un dessinateur que j'apprécie beaucoup.

L'histoire est simple et se lit facilement. Je l'ai d'ailleurs lu d'une traite. Elle nous mets dans la peau de Kiriya Keiji un jeune japonais, jeune recrue de l'armée engagé dans un conflit pour combattre les mimics des créatures étranges qui déciment la race humaine. Suite à un incident, ce dernier ce retrouve à revivre en boucle la même journée, sans savoir comment en sortir.

Le roman s'ouvre sur une courte présentation des principaux personnages avant d'entamer le récit. Jusqu'à la moitié du roman tout est basé du point de vu de Keiji, son histoire, sa vie, ses pensées, ses doutes...Il nous est présenté comme un type lambda sans vocation pour l'armée qui s'est engagée après une déception amoureuse ( de là à y voir un lien) qui sort tout juste de sa formation et doit être envoyé au combat.

Contrairement au film tout se passe au japon et si la bataille qui va se jouer est importante, elle n'est pas décisive. Puisque l'on nous fait rapidement comprendre que ce n'est pas la première et ne sera pas la dernière.

Pour en revenir à Keiji, après sa rencontre avec un mimic différent des autres, il se retrouve coincé dans des boucles temporels. A partir de là, nous allons le voir passer par différentes phases. Croyant d'abord à un rêve, il va se rendre compte que ce qui lui arrive est bien la réalité. Réalité qu'il tentera de fuir par tout les moyens, quitte à passer pour un lâche et à abandonner ses camarades, avant d'envisager le suicide (à quoi bon puisqu'il ne peut pas mourir vraiment?), puis d'enfin prendre son destin en main. Son évolution psychologique est marquée à travers le style d'écriture des chapitres qui passent de long à très courts et se contentent parfois de quelques mots.

Keiji va devenir plus mature mais aussi plus cynique, écartant également les bons sentiments pour se concentrer sur la bataille, devenant ainsi une vrai machine de guerre comme son modèle Rita Vrataski, la fameuse Full Metal Bitch. Ce personnage est d'ailleurs l'autre point central du roman, puisque tout une partie lui est consacrée et raconte son ascension comme héroïne des champs de bataille. La rencontre de Keiji et de Rita était donc inévitable.

Le roman nous permet d'en apprendre plus sur Rita mais aussi sur les mimics, d'où ils viennent et leur véritable but.

Si j'ai apprécié ce roman il n'est pas exempt de défauts, on pourra trouvé certains personnages très clichés, d'autant plus si vous êtes habitués aux jeux vidéos et aux mangas. La mécanicienne de Rita par exemple, petite femme à lunettes cul de bouteille et nattes, aura un goût de déjà vu.

De même, si les boucles temporels est un sujet que j'apprécie, il est aussi très casse gueule. Et plusieurs choses m'ont fait tiquer à ce niveau là. Keiji pour avoir tué le mimic spécial et le seul à « vivre » la boucle temporel alors que tout les autres la subisse sans s'en rendre compte.

 

Sa rencontre avec Rita commence à la boucle 158, lorsque celle-ci lui demande à combien de boucles il en est. En voyant cela, on suppose qu'elle s'est rendu compte que quelqu'un d'autre était dans la boucle mais on ne nous montre pas comment elle a pu se rendre compte d'une telle chose puisqu'elle est censée le rencontrer pour la première fois. Alors que dans la partie suivante, c'est pendant la boucle 157 que Keiji se manifeste à elle pour lui faire comprendre qu'il est dans la boucle, en répondant à la question qu'elle lui a posé lorsqu'il a vécu la bataille la première fois. Problème : comment pourrait-elle se souvenir d'une question qu'elle n'a pas posé ou du moins pas encore ? Il s'agit peut-être d'une maladresse de l'auteur ou d'une incompréhension de ma part car tout le reste trouve une explication.

Le roman se termine sur une postface de l'auteur qui nous permet de mieux comprendre sa volonté d'avoir écrit ce livre à travers son expérience vidéoludique.

Au final un roman, sympathique. Loin des chef d'oeuvres du genre certes mais qui fait passer un agréable moment.

Publié dans Sci-fi

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