Les épées de Haven

Publié le par Tama

Résumé :

Les trois premières aventures de Hawk & Fisher : Hawk & Fisher - Les jeux sont faits - Le Tueur de Dieux. Haven est une ville sombre et dangereuse, qui grouille de lanceurs de sorts, voleurs et monstres en tout genre. Tout y est à vendre. Tout, sauf Hawk et Fisher, deux gardes, mari et femme, qui n'ont ni leur épée ni leur langue dans leur poche. Ce sont les deux seuls êtres intègres à cent lieues à la ronde, craints par tous les malfrats des bas-fonds, et ils ont décidé de faire le grand ménage !


Le livre regroupe en réalité trois histoires -les 3 premières de la saga- qui peuvent se lire indépendamment les unes des autres mais qui sont tout de même liées. En effet, elles se suivent chronologiquement et certains faits des histoires précédant celle en cours seront cités durant le récit.

 

D’après ce que j’ai compris, ce livre reprend les personnages principaux d’un autre livre du même auteur  : La nuit de la lune bleue, mais dans un tout autre contexte. N’ayant pas lu le livre en question (mais il figure dans ma PAL),  je ne peux pas trop faire de comparatif.

Quoiqu’il en soit l’auteur nous propose comme univers une ville gangrénée de partout où justice et ordre ne s’appliquent pas vraiment. Heureusement nos deux héros sont là pour y remédier. Ils sont capitaines de la garde, droit dans leurs bottes (mais un peu souple quand même) et surtout avec ou sans arme en mains ils sont badass. Ce côté badass sera d’ailleurs souvent mis en avant pour montrer à quel point ils sont bons dans ce qu’ils font, qu’ils sont forts, que personne ne peut les battre, que..bref vous avez compris. Le Hic, c’est que trop de badass, tue le badass et à force de le répéter toute les dix pages, ça devient un peu pénible. Autre fait, l’auteur nous le signalera là aussi à plusieurs reprises, ses héros sont mariés. Si on sent qu’ils se côtoient depuis des années et connaissent la moindre habitude de l’autre, le côté mari et femme ne sera montré en de rare occasion.

Dans la première histoire il s’agira de résoudre un meurtre tout en étant en huis clos (un peu à la Agatha Christie), dans la seconde de jouer les garde du corps lors d’une élection politique et dans la dernière de résoudre là aussi des meurtres étranges dans une partie bien spécifique de la ville.

Le côté fantastique (magie, loup-garou, dieux, mort vivant…) s’ajoute à des enquêtes policières au fond très classique. Il est assez facile de deviner qui est le coupable. Des trois histoires j’ai préféré la dernière. Déjà parce qu’on explore enfin un coin de la ville dont on entend parler depuis le début : La rue des Dieux avec tout son lot d’étrangetés qui en font un lieu à part, une sorte de micro univers dans autre plus grand. Et surtout, les héros enquêtent un peu plus que d’habitude. Parce que c’est aussi l’un des problèmes du livre (sans être handicapant). Si vous adorez comme moi les enquêtes policières, ne vous attendez pas à quelque chose de très complexe et recherchée, comme je l’ai dit il est facile de deviner qui est le coupable, l’autre point est qu’au final tout se résout de lui-même sans que les protagonistes aient fait grand-chose. Je prends un exemple : dans la première histoire, après le premier meurtre, nos capitaines bouclent les lieux et commencent à interroger les personnes présentes, jusque-là rien d’anormal, sauf qu’ils ne leur posent à peine plus de 2 ou 3 questions (très laconiques) avant d’en conclure que l’affaire est compliquée ! Et c’est l’un des problèmes de cet aspect policier. L’auteur nous vend Hawk et Fisher comme des personnes un minimum intelligentes (au-dessus de la moyenne en tous les cas) mais ceux-ci semblent laisser tomber à la première difficulté intellectuelle qui n’en est pas vraiment une. Ils sont plus souvent en train de sortir leurs armes (et montrer qu’ils sont badass avec) que d’agir en tant que vrai enquêteurs. Ce qui aboutira, comme je l’ai dit précédemment, à une conclusion d’enquête qui vient d’elle-même plutôt que par le cheminement de nos capitaines.

L’autre tare viendra sans doute des personnages secondaires parfois peu fouillés (il est facile d’identifier qui est méchant, très méchant, gentil, entre les deux), parfois très cliché (la haute société qui se gausse d’être la haute société parce qu’ils sont…la haute société).

 

Dans l’ensemble si vous arrivez à mettre les défauts de l’aspect policier et que n’êtes pas trop tatillons, Les épées de Haven est un livre plaisant, pas prise de tête. Pas le meilleur roman de fantasy c’est certain mais ce n’est pas ce que je lui demandais non plus.

Publié dans fantasy

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