Les filles de Mr Darcy

Publié le par Tama

En ce temps estival j'ai voulu tester la nouvelle collection des éditions Milady. Ce n'est pas la première fois que je lis des histoires d'amour sur fond historique donc je savais à peu près à quoi m'attendre. Avec comme postulat une "suite" au roman le plus connu de Jane Austen, c'était alléchant et en même temps j'étais sur mes gardes. Régulièrement il ya des dérivés de l'oeuvre de Austen qui sortent en librairie avec plus ou moins de succès la plupart grapillent plus le filon à défaut d'être originale.

 

http://lefauteuil.files.wordpress.com/2012/05/les-filles-de-mr-darcy.jpg%3Fw%3D604%26h%3D350 Histoire :

Vingt années après Orgueil et Préjugés, nous faisons la connaissance des cinq filles d’Elizabeth et Darcy. Alors que leurs parents sont en voyage à Constantinople, les demoiselles viennent passer quelques mois à Londres chez leur oncle Fitzwilliam. La découverte de la vie citadine, des plaisirs et des disgrâces qu’elle offre, associée au caractère fort différent de ces jeunes personnes, va mener à des aventures – et des amours – inattendues, dans un cadre particulièrement mondain, où de nombreux individus se côtoient. On retrouve avec plaisir certains personnages créés par Jane Austen


Le postulat de base était sympa mais au final le livre possède de nombreux défauts que l'on retrouve dans ce genre. Les filles de Darcy sont forcement des beautés sublimes aux prénoms peu commun avec des couleurs d'yeux improbables. L'auteure a voulu continuer dans un style soutenu malheureusement lourd et forcé avec parfois des sursauts de vocabulaires moderne qui tâchent un peu. Les personnages sont caricaturaux mais sans subtilité ce qui fait que certains deviennent vite très agaçant et rendent la lecture pénible. Au final, je me suis retrouvée plus au milieu de descriptions de robes, froufrous et soupirs énamourés plus qu'un portrait de société.

Il faut aussi avaler des choses qui me paraisse grossière et improbable: les filles Darcy n'être jamais allées à Londres ?? A les entendre Pemberley est un trou perdu au milieu de la campagne où on s'ennuie copieusement, ce qui fait que les filles Darcy sont parfois décrite comme de parfaites campagnardes à la limite des paysannes (euh pardon ???). L'auteure prend parti de mettre de côté les soeurs d'Elizabeth, except Lydia que l'on voit, on apprend également au coin d'une page que Jane et Bingley coulent des jours heureux à la campagne et Kitty est cité une fois... on a pas l'impression que les filles Darcy aient passé beaucoup de temps avec les membres de leurs familles proches. Autre fait étrange, l'auteur nous indique qu'elles ont 2 petits frères mais c'est vraiment à titre indicatif parce qu'ils disparaissent comme le reste des petites choses.

Le final de l'histoire est digne d'un mauvais vaudeville avec des révélations et des retournements de situations de dernières minutes quelques peu nawak. L'auteure et le personnage de Fanny tenaient tellement à marier les filles de ce cher Darcy que des histoires d'amour sorties un peu de nul part viennent pointer leur nez on ne sait pas trop comment...

Un point qui aurait pu être intéressant mais qui plonge le livre dans un de ces mielleux roman d'amour est : la tension sexuelle. Je ne suis pas contre mais là c'est avec la subtilité d'un bulldozer. Et là aussi je ne suis pas sur que l'on parlait aussi librement de sexe à l'époque avec de parfait inconnus.

Les filles sont décrites comme stupides et superficielles qui ne pensent qu'à flirter et leur évolution est inexistante, notamment pour les jumelles. Au moins avec Jane Austen les personnages réfléchissaient, se remettaient en cause, là rien !

Le problème c'est que le livre en rajoute des tonnes, c'est lourd, pas subtil et chiant. L'auteure semble parfois en manque d'idée au point de recycler les fuites amoureuses à la Lydia. Je demande pas une copie ou un erzats de Austen mais là quand même... Les seuls personnages qui s'en sortent reste Camilla et Alethea parmi les filles Darcy. Bien que l'on parle sans cesse de l'esprit et de l'ironie de Camilla, qui fait d'elle une futur vieille fille en puissance d'après le reste de son entourage, j'attends toujours de le voir (alors que les traits d'esprit d'Elizabeth Bennet étaient à son honneur). En dehors de ça, j'ai apprécié ce que l'auteure a pu faire de Lydia mondaine remariée.

 

Je ne m'attendais pas à de la grande littérature mais au moins passé un moment agréable, malgré tout je me suis laissé prendre te j'ai fini rapidement le livre par contre je l'oublierai aussitôt.

Je ne sais pas si c'est une bonne chose mais il existe une suite qui se concentre sur la plus jeune des soeurs et accessoirement la moins pénible... à voir donc. 

 

Pour conclure malgré des couvertures agréables je ne suis pas sur d'avoir envie de continuer avec cette collection de Milady.

Publié dans Jane Austen

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