Sans âme

Publié le par Tama

Après l'avoir vu me faire de l'oeil sur les étagères de librairies et voir fleurir des critiques sur la toile, j'ai enfin décidé de sauter le pas et de m'acheter "Sans âme" de Gail Carriger.

Je ne suis pas vraiment une spécialiste du Bit-lit mais le mélange avec du steam-punk de l'ère victorienne, ajouté à une jolie couverture faisait bien envie. Et bien s'il y a parfois du bon à juger un livre sur sa couverture, là ce n'est pas le cas.  Chronique d'une déception.

 

Synopsis :

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté ! 
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. 
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

 

 

Déjà au niveau de l'écriture de l'auteure petite déception. Le premier chapitre possède un style très lourd qui ne m'a pas facilité l'entrée en matière, heureusement cela s'allège par la suite. Il y a énormément de répétitions inutiles qui plombent le récit. Savoir que Alexia Tarabotti est une vieille fille de vingt-cinq ans toujours bien roulée c'est amusant une fois, le répéter toute les deux pages moins...

Gail Carriger ne manque pas d'humour et d'ironie, malheureusement ça manque cruellement de subtilité. C'est bien beau de nous sortir les codes façon Orgueil et préjugés mais n'est pas Jane Austen qui veut. Le livre regorge d'allusions en dessous de la ceinture qu'on voit venir comme un éléphant au milieu d'un couloir.

L'histoire en elle même n'est pas bien compliquée (hélas) pour une intrigue policière et je regrette de la voir coupée dans son élan par des scènes pseudo sexy à l'utilité douteuse. Si ça fait frémir des adolescentes, ça m'a surtout fait facepalmer. Encore plus quand j'ai vu les élucubrations sentimentales de l'héroïne, qui, en plus d'être ras les pâquerettes, d'une niaiserie digne d'une ado de quatorze ans, deviennent incompréhensibles. Qu'Alexia Tarabotti n'envisage pas à son âge être encore dans la course et pouvoir se marier, qui plus est avec Lord, peut encore passer, par contre devenir la maîtresse de ce dit Lord pour des parties de jambes en l'air à la vue de tous, ce qui à l'époque (me semble t-il) n'apporte pas grâce à votre famille, ça part contre elle peut ??!!

Manque de pot, l'exagération sentimentale et l'essaie de créer une tension sexuelle ne prend pas avec moi. Effectivement je suis relativement peu sensible au charme du grand et musclé Lord Maccon, même s'il est écossais, roux et se balade dans le plus simple appareil .

Je pourrais mettre tout sur le compte de l'auteure qui rêve sa vie comme celle d'une personnage de roman classe et distingué (cf la 4eme de couverture)...

 

Cependant Carriger a porté les bases de l'édifice de son univers que j'espère voir se développer dans les prochains volumes. Bien qu'il ne soit pas extraordinaire, demeure intéressant, surtout si elle a l'idée de rajouter quelques intrigues politique. J'espère également voir se développer les personnages secondaires pour la plupart sympathiques et prometteurs.

 

En somme, Sans âme reste une lecture sympa, certes bourrés de défauts que je n'aime pas dans le genre, mais qui possède néanmoins un potentiel à développer.

Publié dans fantasy

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